Un récent rapport de l’Institut national de Veille sanitaire (INVS) révèle que 59 cas d’hépatite A en France sont dus à la consommation de tomates semi-séchées, importées de Turquie.
Les experts estiment que les patients contaminés ont probablement avalé des sandwichs contenant ces fameux légumes. Le virus de l’hépatite A est présent dans l’eau utilisée pour la culture en Turquie : les tomates sont ainsi contaminées avant d’être récoltées, séchées, puis envoyées dans les sandwicheries françaises de 19 départements différents. La congélation ne permet pas de se débarrasser du virus, particulièrement résistant au froid.
En 2009 et 2010, des épidémies d’hépatite A de la même origine ont été recensés en Australie et aux Pays-Bas. Plus généralement, tout légume ou fruit cru en provenance d’une région à forte endémie d’hépatite A peut potentiellement transmettre l’infection. Aux Etats-Unis, les framboises mexicaines ont été responsables de la propagation de l’épidémie. L’INVS ne recommande pas aux consommateurs français de renoncer à la dégustation de tomates séchées, expliquant que le nombre de contaminations dues au produit turc reste peu important par rapport aux 1 500 cas déclarés d’hépatite A dans notre pays.
Par ailleurs, la vaccination n’est guère conseillée aux clients des sandwicheries. Seuls les voyageurs en partance pour les pays où cette infection sévit ont tout intérêt à se faire immuniser.


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